... les mannequins qui faisaient rêver?
Quand j'avais 15 ans, je regardais les photos de Cindy Crawford en me disant que je voudrais avoir ce physique "quand je serai grande". D'ailleurs, vu la forme qu'elle tient encore, je continue à me le dire ;o)
Alors qu'avec les soi-disant beautés d'aujourd'hui, il est difficile de s'enthousiasmer. Au fil de mes navigations sur des sites profondément intellectuels, je viens de passer en revue les photos du calendrier Pirelli 2010 ainsi que le tout dernier défilé de Victoria's Secret, et je n'ai pas envié une seule de ces filles, entre celles qui ont l'air d'avoir douze ans, d'autres plus musclées que la plupart des hommes, et d'autres enfin tellement cramées aux UV qu'on a envie de prendre une bonne brosse et de décaper tout ça. Et dans l'ensemble, des proportions parfois étranges et des jambes qui n'ont d'autre grâce que celle d'être minces.
Bon... peut-être qu'un homme va passer par ici et m'expliquer ce que j'ai raté?
vendredi 27 novembre 2009
mardi 24 novembre 2009
Je déblogue un peu
Je suis frustrée. En manque de lecture. Ces dernières semaines, je n'ai que très rarement eu le temps de me plonger dans un livre, j'ai souvent dû me contenter de barboter à la surface.
La liste de mes lectures du mois de novembre sera épouvantablement brève.
Une bonne nouvelle dans cette grisaille littéraire cependant, je risque d'arriver à boucler mon défi blog-o-trésors 2009, car je devrais recevoir tout prochainement la dernière pièce manquante, Le buveur de lune de Tünström Göran. Ou plutôt Chiarori, son titre en italien, la version française étant épuisée chez l'éditeur.
Par contre les autres, hormis la lecture bonus que je viens d'achever (A confederacy of dunces, de John Kennedy Toole), ont continué à prendre la poussière. Le travail et les autres activités inévitables me volent un temps fou! ;o)
Alors bien sûr, le bloguage passe en tout dernier, après entre autres la confection de gâteaux, le classement de paperasses périlleusement entassées, et encore un peu de course. J'espère être plus inspirée d'ici peu..!
La liste de mes lectures du mois de novembre sera épouvantablement brève.
Une bonne nouvelle dans cette grisaille littéraire cependant, je risque d'arriver à boucler mon défi blog-o-trésors 2009, car je devrais recevoir tout prochainement la dernière pièce manquante, Le buveur de lune de Tünström Göran. Ou plutôt Chiarori, son titre en italien, la version française étant épuisée chez l'éditeur.
Par contre les autres, hormis la lecture bonus que je viens d'achever (A confederacy of dunces, de John Kennedy Toole), ont continué à prendre la poussière. Le travail et les autres activités inévitables me volent un temps fou! ;o)
Alors bien sûr, le bloguage passe en tout dernier, après entre autres la confection de gâteaux, le classement de paperasses périlleusement entassées, et encore un peu de course. J'espère être plus inspirée d'ici peu..!
dimanche 15 novembre 2009
Bon vin et maladie...
Hier soir, après avoir constaté qu'une bouteille de vin ouverte en début de semaine n'avait pas apprécié mon absence de quelques jours, j'ai au grand étonnement de mon chéri ouvert une bouteille qu'il m'avait offert et que nous pensions garder pour une "grande occasion".
Mon papa vient de subir une opération chirurgicale pour retirer une tumeur, qui malheureusement était placée de telle sorte qu'il n'a pas été possible d'enlever un maximum de tissus potentiellement à risque. Il va donc dans à peine quelques semaines devoir commencer un traitement par chimiothérapie et radiothérapie. L'artillerie lourde. Avec des "pourcentages de survie à cinq ans" qui ne sont que moyennement encourageants.
Ah, c'est aussi un type de cancer qui semble aimer passer d'une génération à l'autre, il est la troisième génération touchée dans sa famille... et le premier à être traité. Sans paniquer, je sais juste désormais que je devrai commencer certains contrôles bien avant l'âge habituellement recommandé.
J'ai donc décidé que dorénavant chaque jour passé en bonne santé serait une grande occasion. Une merveilleuse grande occasion à ne pas rater.
P.S. Merci de soutenir la recherche, pour chacun de nous, chacun de vous...
Ligue suisse contre le cancer
Mon papa vient de subir une opération chirurgicale pour retirer une tumeur, qui malheureusement était placée de telle sorte qu'il n'a pas été possible d'enlever un maximum de tissus potentiellement à risque. Il va donc dans à peine quelques semaines devoir commencer un traitement par chimiothérapie et radiothérapie. L'artillerie lourde. Avec des "pourcentages de survie à cinq ans" qui ne sont que moyennement encourageants.
Ah, c'est aussi un type de cancer qui semble aimer passer d'une génération à l'autre, il est la troisième génération touchée dans sa famille... et le premier à être traité. Sans paniquer, je sais juste désormais que je devrai commencer certains contrôles bien avant l'âge habituellement recommandé.
J'ai donc décidé que dorénavant chaque jour passé en bonne santé serait une grande occasion. Une merveilleuse grande occasion à ne pas rater.
P.S. Merci de soutenir la recherche, pour chacun de nous, chacun de vous...
Ligue suisse contre le cancer
Semi-marathon 2009 à Tenero
Comme nous l'a enseigné le grand Albert, le temps est relatif. Cette dernière semaine a été chargée en déplacements et préoccupations, qui font déjà paraître très loin l'événement de dimanche dernier, pour lequel je me préparais depuis le début de l'année.
Là, je peux le dire, C'EST FAIT.
J'ai couru mon premier semi-marathon, à Tenero, le 8 novembre. J'avais déjà voulu le courir l'année dernière, mais une sournoise tendinite à un péronier n'avait déjà pas apprécié que je l'ignore pour participer au Morat-Fribourg 2008, et elle s'était méchamment signalée par la suite, me contraignant à renoncer.
Cette année, une petite douleur aux tendons derrière le genou droit m'avait à nouveau un peu fait peur après le Morat-Fribourg, d'autant plus qu'elle était réapparue lors de mon premier entraînement sur 20 kilomètres. Et mes deux péroniers, cette fois, montraient des signes de fatigue plutôt inquiétants, un gros message de ras-le-bol général.
Jusqu'à la veille, en regardant les prévisions météorologiques peu engageantes, je me disais que s'il pleuvait à verse lorsque je me lèverais à 6 heures du matin pour le petit déjeuner... je pourrais toujours retourner bien au chaud sous mon duvet, et tant pis pour le prix de l'inscription. Oui, mais! Qu'aurais-je dit à toutes celles et ceux à qui je cassais les pieds depuis quelques semaines en parlant de ma préparation? Bref, pas le choix. (Il pleuvinait en effet à mon réveil, mais ensuite pas une goutte n'est venu troubler la compétition.)
Excitée comme une enfant au matin de Noël, j'ai failli m'étrangler deux fois en avalant avec trop d'enthousiasme mon petit déjeuner et suffisamment de liquide pour ne pas devoir trop dépendre des ravitaillements durant la course.
A Tenero, les conditions de départ sont parfaites. Le grand parc souterrain d'un supermarché, à deux pas du centre sportif national, accueille les voitures des participants. Le centre sportif lui-même est largement équipé en vestiaires, et le départ est donné à moins de dix mètres du bâtiment. Le rêve. Jusqu'à la dernière minute, il est possible de décider comment s'habiller e fonction de la température, et de faire une petite dernière visite aux "locaux techniques d'urgence", j'ai nommé les toilettes.
La température était parfaite pour moi, temps couvert et 8-9 degrés, idéal pour éviter la surchauffe.
Je fonctionne sur deux thermostats: un thermostat de course qui devient tout rouge en dessus de 15 degrés et finit par en perdre ses moyens, et un thermostat pour le reste de mes activités, qui râle en dessous de 20 degrés et nage en plein bonheur à partir de 25. Non, pas compliquée, la fille...!
Je vous passe les détails de la course pour arriver tout de suite au chrono: 1h55.
J'avais fait deux entraînements sur 20 km à 1h50 en groupe et 1h53 en individuel, je suis donc très contente, mon but était de le courir en moins de 2h et je n'avais que très peu et mal dormi toute la semaine, donc forme moyenne.
J'ai commencé à souffrir vers le 18e km de crampes d'estomac ou de quelque chose de ce genre, mais je n'ai pas dû m'arrêter.
Au niveau du mental, j'ai eu plusieurs fois la pensée que je voulais m'arrêter et DORMIR, avant de me reprendre ;o)
Voilà une photo qui a été prise à peu près au kilomètre 19, quand j'ai vu la grande banderole qui annonçait le photographe j'ai vite ouvert ma veste pour que mon numéro soit visible. Vanitas vanitatum, oui je sais. Ensuite j'ai donné ma veste à un ami spectateur juste avant les dernières centaines de mètres, mais je n'ai pas trouvé de photo de mon passage sur la ligne d'arrivée. Ca m'apprendra à vouloir frimer, moi qui garde toujours un petit reste de peps pour briller au final!

J'ai bien eu quelques courbatures lundi et mardi, mais ce qui m'épate encore aujourd'hui, c'est que je n'ai eu aucune inflammation. Tendons en parfait état, je n'ai même plus senti la fatigue qui était présente les deux semaines précédentes. Que du bonheur.
Je crois avoir cette fois atteint ma limite kilométrique. Je ne me vois vraiment pas en marathonienne (mais je ne me voyais pas non plus en coureuse il y a seulement 18 mois, la méfiance reste de mise). J'ai donc atteint mes objectifs de distance, il me reste maintenant une bonne dizaine, voire quinzaine d'années, la santé le permettant, pour améliorer mes temps.
Vraiment, que du bonheur!
Là, je peux le dire, C'EST FAIT.
J'ai couru mon premier semi-marathon, à Tenero, le 8 novembre. J'avais déjà voulu le courir l'année dernière, mais une sournoise tendinite à un péronier n'avait déjà pas apprécié que je l'ignore pour participer au Morat-Fribourg 2008, et elle s'était méchamment signalée par la suite, me contraignant à renoncer.
Cette année, une petite douleur aux tendons derrière le genou droit m'avait à nouveau un peu fait peur après le Morat-Fribourg, d'autant plus qu'elle était réapparue lors de mon premier entraînement sur 20 kilomètres. Et mes deux péroniers, cette fois, montraient des signes de fatigue plutôt inquiétants, un gros message de ras-le-bol général.
Jusqu'à la veille, en regardant les prévisions météorologiques peu engageantes, je me disais que s'il pleuvait à verse lorsque je me lèverais à 6 heures du matin pour le petit déjeuner... je pourrais toujours retourner bien au chaud sous mon duvet, et tant pis pour le prix de l'inscription. Oui, mais! Qu'aurais-je dit à toutes celles et ceux à qui je cassais les pieds depuis quelques semaines en parlant de ma préparation? Bref, pas le choix. (Il pleuvinait en effet à mon réveil, mais ensuite pas une goutte n'est venu troubler la compétition.)
Excitée comme une enfant au matin de Noël, j'ai failli m'étrangler deux fois en avalant avec trop d'enthousiasme mon petit déjeuner et suffisamment de liquide pour ne pas devoir trop dépendre des ravitaillements durant la course.
A Tenero, les conditions de départ sont parfaites. Le grand parc souterrain d'un supermarché, à deux pas du centre sportif national, accueille les voitures des participants. Le centre sportif lui-même est largement équipé en vestiaires, et le départ est donné à moins de dix mètres du bâtiment. Le rêve. Jusqu'à la dernière minute, il est possible de décider comment s'habiller e fonction de la température, et de faire une petite dernière visite aux "locaux techniques d'urgence", j'ai nommé les toilettes.
La température était parfaite pour moi, temps couvert et 8-9 degrés, idéal pour éviter la surchauffe.
Je fonctionne sur deux thermostats: un thermostat de course qui devient tout rouge en dessus de 15 degrés et finit par en perdre ses moyens, et un thermostat pour le reste de mes activités, qui râle en dessous de 20 degrés et nage en plein bonheur à partir de 25. Non, pas compliquée, la fille...!
Je vous passe les détails de la course pour arriver tout de suite au chrono: 1h55.
J'avais fait deux entraînements sur 20 km à 1h50 en groupe et 1h53 en individuel, je suis donc très contente, mon but était de le courir en moins de 2h et je n'avais que très peu et mal dormi toute la semaine, donc forme moyenne.
J'ai commencé à souffrir vers le 18e km de crampes d'estomac ou de quelque chose de ce genre, mais je n'ai pas dû m'arrêter.
Au niveau du mental, j'ai eu plusieurs fois la pensée que je voulais m'arrêter et DORMIR, avant de me reprendre ;o)
Voilà une photo qui a été prise à peu près au kilomètre 19, quand j'ai vu la grande banderole qui annonçait le photographe j'ai vite ouvert ma veste pour que mon numéro soit visible. Vanitas vanitatum, oui je sais. Ensuite j'ai donné ma veste à un ami spectateur juste avant les dernières centaines de mètres, mais je n'ai pas trouvé de photo de mon passage sur la ligne d'arrivée. Ca m'apprendra à vouloir frimer, moi qui garde toujours un petit reste de peps pour briller au final!

J'ai bien eu quelques courbatures lundi et mardi, mais ce qui m'épate encore aujourd'hui, c'est que je n'ai eu aucune inflammation. Tendons en parfait état, je n'ai même plus senti la fatigue qui était présente les deux semaines précédentes. Que du bonheur.
Je crois avoir cette fois atteint ma limite kilométrique. Je ne me vois vraiment pas en marathonienne (mais je ne me voyais pas non plus en coureuse il y a seulement 18 mois, la méfiance reste de mise). J'ai donc atteint mes objectifs de distance, il me reste maintenant une bonne dizaine, voire quinzaine d'années, la santé le permettant, pour améliorer mes temps.
Vraiment, que du bonheur!
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samedi 31 octobre 2009
Livres lus en octobre 2009
L'art de la simplicité - Dominique Loreau *
La storia di un matrimonio - Andrew Sean Greer ****
La délicatesse - David Foenkinos ***
[Les nouveaux chiens de garde - Serge Halimi - pas terminé]
[In quel preciso momento - Dino Buzzati - pas terminé]
3 [2]
Je me dois d'ajouter un commentaire... j'ai déjà lu une bonne douzaine d'oeuvres et de recueils de Dino Buzzati, et je ne pensais pas qu'un jour je pourrais ne pas finir un de ses livres. J'en suis un peu déçue, un peu choquée, mais le recueil In quel preciso momento, écrit en 1950, 1955 et 1963, exhale une désespérance qui m'est un peu trop lourde pour une fin octobre... je réessaierai peut-être dans une période plus propice!
La storia di un matrimonio - Andrew Sean Greer ****
La délicatesse - David Foenkinos ***
[Les nouveaux chiens de garde - Serge Halimi - pas terminé]
[In quel preciso momento - Dino Buzzati - pas terminé]
3 [2]
Je me dois d'ajouter un commentaire... j'ai déjà lu une bonne douzaine d'oeuvres et de recueils de Dino Buzzati, et je ne pensais pas qu'un jour je pourrais ne pas finir un de ses livres. J'en suis un peu déçue, un peu choquée, mais le recueil In quel preciso momento, écrit en 1950, 1955 et 1963, exhale une désespérance qui m'est un peu trop lourde pour une fin octobre... je réessaierai peut-être dans une période plus propice!
mercredi 28 octobre 2009
Cite-site
Concours photo 2009 du National Geographic
Images splendides qui se passent de commentaires!
J'ai choisi celui-ci comme fond d'écran au bureau: rizière, et celui-là pour la maison: sifaka.
Images splendides qui se passent de commentaires!
J'ai choisi celui-ci comme fond d'écran au bureau: rizière, et celui-là pour la maison: sifaka.
lundi 19 octobre 2009
Des enfants pour...?
Vendredi dernier, premier apéro avec quelques collègues. Il semble qu’en été chacun se sauve le plus vite possible, mais que l’arrivée des premiers frimas incite à boire un petit coup et à planifier les soupers de fin d’année. Ce qui me réjouit, car j’aime, grâce à ces occasions conviviales, connaître un peu mieux les personnes avec lesquelles je travaille. Ce d’autant plus qu’il faut attendre le deuxième verre pour que la conversation s’oriente sur autre chose que le travail. Bon sang!
J’étais donc avec trois collègues hommes, F jeune marié, V jeune papa d’une petite fille de 6 mois, et M papa d’un garçon d’un an et d’une fille de 3 ans. Après avoir parlé de travail, V et M ont parlé de leurs femmes qui pensaient à retravailler, et ensuite il a été longuement question des enfants. M s’est exprimé avec enthousiasme sur le fait qu’avoir des enfants et de voir comment ils réagissent et évoluent quand ils sont petits permet de se replonger dans sa propre enfance, et ensuite sur la manière dont cela permet aux adultes de voir le monde différemment, de faire plus attention à des choses auxquelles nous sommes trop habitués et de leur redonner une valeur.
Bien, bien, très bien. Evidemment, me trouvant de l’autre côté de la barrière, je ne peux pas comparer un avant et un après. Je me dis toutefois que revivre sa propre enfance au travers de ses enfants doit quand même relever en bonne partie de la projection, mais tant mieux si cela fait plaisir aux parents!
Par contre, en ce qui concerne la valeur des “petites choses”, si là aussi je suis très heureuse pour celles et ceux qui voient un monde plus beau et plus coloré à travers les yeux de leurs enfants, je me demande pourquoi ils avaient perdu en chemin cette faculté de voir la beauté qui nous entoure, de secouer la torpeur du train-train quotidien et d’écarquiller des yeux émerveillés sur les couleurs de l’automne, le sourire ou le regard bienveillant d’une personne inconnue, la magie des clapotis de l’eau, la joie de faire un bricolage, le bonheur simple d’un chocolat chaud, que sais-je…!
Retour à la ligne. Deuxième chapitre.
Je lisais hier cet article sur le blog de Sue Lick, et j’ai été un peu irritée de lire pour la énième fois combien la maternité apprend à une femme à faire des sacrifices, et à comprendre qu’elle n’est pas le centre de l’univers, en faisant passer les besoins d’autres personnes avant les siens.
Encore une fois, s’il est nécessaire (et, voudrait-on nous faire croire, indispensable) d’avoir des enfants pour se rendre compte de cela… la situation de départ est bien triste! A moins de vivre dans une bulle d’égoïsme incommensurable, n’y a-t-il pas chaque jour, et quelle que soit la situation familiale de chacun, des dizaines d’occasions de se mettre en retrait au profit de quelqu’un qui a besoin de vous?
Pourquoi faire croire qu’il faudrait être mère (ou père) pour donner de son temps et de son coeur à un parent ou un conjoint malade, à un ami déprimé, à un enfant perdu dans un magasin, à un collègue frustré, à un animal blessé?
Ce serait refuser la capacité d’être maternelles non seulement aux femmes qui ne désirent pas avoir d’enfants, mais aussi à celles qui en auraient voulu et n’ont pas pu en avoir. Ce serait faire dépendre la douceur, la tendresse et la responsabilité, habituellement associées à la maternité, d’un statut reproductif plutôt que d’un état d’esprit.
Ce serait encore faire croire que l’on n’apprend que d’autres personnes ont besoin d’autant ou de plus d’attention que soi qu’à partir du moment ou l’on s’y trouve obligé pour 18, 25 ans ou toute la vie, et non parce qu’on le pose comme principe, comme évidence de base.
Retour à la ligne. Conclusion.
Je ne doute pas qu’avoir des enfants soit une expérience de tous les jours incomparable. Soit. J’aimerais juste que les parents ne décrètent pas à tout bout de champ que c’est le seul moyen de se rendre compte d’un certain nombre de choses importantes. Les yeux ouverts et une dose correcte d’humanité devraient suffire. Les enfants, pour celles et ceux qui en veulent, devraient être un plus, pas une manière de combler un manque ou de revivre un passé perdu.
J’étais donc avec trois collègues hommes, F jeune marié, V jeune papa d’une petite fille de 6 mois, et M papa d’un garçon d’un an et d’une fille de 3 ans. Après avoir parlé de travail, V et M ont parlé de leurs femmes qui pensaient à retravailler, et ensuite il a été longuement question des enfants. M s’est exprimé avec enthousiasme sur le fait qu’avoir des enfants et de voir comment ils réagissent et évoluent quand ils sont petits permet de se replonger dans sa propre enfance, et ensuite sur la manière dont cela permet aux adultes de voir le monde différemment, de faire plus attention à des choses auxquelles nous sommes trop habitués et de leur redonner une valeur.
Bien, bien, très bien. Evidemment, me trouvant de l’autre côté de la barrière, je ne peux pas comparer un avant et un après. Je me dis toutefois que revivre sa propre enfance au travers de ses enfants doit quand même relever en bonne partie de la projection, mais tant mieux si cela fait plaisir aux parents!
Par contre, en ce qui concerne la valeur des “petites choses”, si là aussi je suis très heureuse pour celles et ceux qui voient un monde plus beau et plus coloré à travers les yeux de leurs enfants, je me demande pourquoi ils avaient perdu en chemin cette faculté de voir la beauté qui nous entoure, de secouer la torpeur du train-train quotidien et d’écarquiller des yeux émerveillés sur les couleurs de l’automne, le sourire ou le regard bienveillant d’une personne inconnue, la magie des clapotis de l’eau, la joie de faire un bricolage, le bonheur simple d’un chocolat chaud, que sais-je…!
Retour à la ligne. Deuxième chapitre.
Je lisais hier cet article sur le blog de Sue Lick, et j’ai été un peu irritée de lire pour la énième fois combien la maternité apprend à une femme à faire des sacrifices, et à comprendre qu’elle n’est pas le centre de l’univers, en faisant passer les besoins d’autres personnes avant les siens.
Encore une fois, s’il est nécessaire (et, voudrait-on nous faire croire, indispensable) d’avoir des enfants pour se rendre compte de cela… la situation de départ est bien triste! A moins de vivre dans une bulle d’égoïsme incommensurable, n’y a-t-il pas chaque jour, et quelle que soit la situation familiale de chacun, des dizaines d’occasions de se mettre en retrait au profit de quelqu’un qui a besoin de vous?
Pourquoi faire croire qu’il faudrait être mère (ou père) pour donner de son temps et de son coeur à un parent ou un conjoint malade, à un ami déprimé, à un enfant perdu dans un magasin, à un collègue frustré, à un animal blessé?
Ce serait refuser la capacité d’être maternelles non seulement aux femmes qui ne désirent pas avoir d’enfants, mais aussi à celles qui en auraient voulu et n’ont pas pu en avoir. Ce serait faire dépendre la douceur, la tendresse et la responsabilité, habituellement associées à la maternité, d’un statut reproductif plutôt que d’un état d’esprit.
Ce serait encore faire croire que l’on n’apprend que d’autres personnes ont besoin d’autant ou de plus d’attention que soi qu’à partir du moment ou l’on s’y trouve obligé pour 18, 25 ans ou toute la vie, et non parce qu’on le pose comme principe, comme évidence de base.
Retour à la ligne. Conclusion.
Je ne doute pas qu’avoir des enfants soit une expérience de tous les jours incomparable. Soit. J’aimerais juste que les parents ne décrètent pas à tout bout de champ que c’est le seul moyen de se rendre compte d’un certain nombre de choses importantes. Les yeux ouverts et une dose correcte d’humanité devraient suffire. Les enfants, pour celles et ceux qui en veulent, devraient être un plus, pas une manière de combler un manque ou de revivre un passé perdu.
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vendredi 16 octobre 2009
Gâteau automnal à la farine de châtaignes
Pour honorer la production tessinoise de châtaignes et des produits dérivés de ce merveilleux fruit d'automne, j'ai testé pour vous une recette trouvée ici.
J'ai remplacé le lait par de l'eau et de la poudre d'amandes.
Le résultat est délicieux et merveilleusement léger, ce qui est surprenant vu que les mets à base de châtaignes ont plutôt tendance à avoir un poids spécifique élevé aussi bien dans le plat que sur l'estomac.
Très agréablement surprise, je décrète donc que ce gâteau est à consommer sans modération dès que les températures passent en dessous de 10°C, c'est-à-dire tout de suite et maintenant.
500g farine de châtaignes
200g sucre
1 cs cacao amer
1 cs rase de bicarbonate
1/4 tasse d'huile
2 oeufs
1/2 litre de lait/lait végétal
1 zeste de citron râpé
1 sachet de levure
1 pincée de sel
Préchauffer le four à 180°C.
Travailler ensemble les oeufs, le sucre et le zeste de citron.
Ajouter le cacao, la levure et le sel.
Ajouter petit à petit et en alternance la farine, le lait et l'huile, en prenant soin d'éviter la formation de grumeaux.
Faire cuire dans un moule rond de 22cm de diamètre, pendant 45 minutes.
J'ai remplacé le lait par de l'eau et de la poudre d'amandes.
Le résultat est délicieux et merveilleusement léger, ce qui est surprenant vu que les mets à base de châtaignes ont plutôt tendance à avoir un poids spécifique élevé aussi bien dans le plat que sur l'estomac.
Très agréablement surprise, je décrète donc que ce gâteau est à consommer sans modération dès que les températures passent en dessous de 10°C, c'est-à-dire tout de suite et maintenant.
500g farine de châtaignes
200g sucre
1 cs cacao amer
1 cs rase de bicarbonate
1/4 tasse d'huile
2 oeufs
1/2 litre de lait/lait végétal
1 zeste de citron râpé
1 sachet de levure
1 pincée de sel
Préchauffer le four à 180°C.
Travailler ensemble les oeufs, le sucre et le zeste de citron.
Ajouter le cacao, la levure et le sel.
Ajouter petit à petit et en alternance la farine, le lait et l'huile, en prenant soin d'éviter la formation de grumeaux.
Faire cuire dans un moule rond de 22cm de diamètre, pendant 45 minutes.
mercredi 14 octobre 2009
Trucs énervants
Dans l'ordre chronologique.
Pneu raplapla.
Passage au garage qui aurait dû m'appeler pour me dire que le nouveau pneu n'était pas encore arrivé, mais ne l'a pas fait. Presqu'une heure de travail perdue.
Ah oui, timbrer c'est aussi un truc énervant.
Re-passage au garage.
Ne pas vraiment avoir de choix quant au garage en raison de la nature de son véhicule: énervant et coûteux.
Et ne pas arriver à fusiller du regard l'andouille non-téléphonant et pas super efficace par ailleurs (autres mauvaises expériences il y a à peine deux mois), parce que le bipède en question me fait perdre mes moyens et que j'ai déjà assez de peine à essayer de le dissimuler.
ARGH!
C'est désolant.
Pneu raplapla.
Passage au garage qui aurait dû m'appeler pour me dire que le nouveau pneu n'était pas encore arrivé, mais ne l'a pas fait. Presqu'une heure de travail perdue.
Ah oui, timbrer c'est aussi un truc énervant.
Re-passage au garage.
Ne pas vraiment avoir de choix quant au garage en raison de la nature de son véhicule: énervant et coûteux.
Et ne pas arriver à fusiller du regard l'andouille non-téléphonant et pas super efficace par ailleurs (autres mauvaises expériences il y a à peine deux mois), parce que le bipède en question me fait perdre mes moyens et que j'ai déjà assez de peine à essayer de le dissimuler.
ARGH!
C'est désolant.
dimanche 11 octobre 2009
Les uns contre les autres
Un moment de nostalgie... parce que ces paroles m'ont trotté dans la tête toute la journée... ou plutôt m'ont carrément réveillée au milieu de la nuit...
... avec l'impression d'avoir pris dix ans en dix minutes, parce que les paroles avaient soudain pris tout leur sens...
Pas de tristesse, non, juste une dose de réalisme, et comme disait Henri Michaux, "Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage."
... avec l'impression d'avoir pris dix ans en dix minutes, parce que les paroles avaient soudain pris tout leur sens...
Pas de tristesse, non, juste une dose de réalisme, et comme disait Henri Michaux, "Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage."
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